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08.06.2010

Les candidats de la liste PTB+ Hainaut soutiennent les travailleurs de Caterpillar.

Pour la seconde fois en quelques jours, les travailleurs de Caterpillar observent aujourd'hui une grève de 24h. Les revendications principales des travailleurs portent sur une augmentation salariale et sur une réouverture des discussions concernant la prépension.
"Nous soutenons ces travailleurs" explique Germain Mugemangango, tête de liste PTB+ dans le Hainaut "car leurs revendications sony justes et regardent tous les travailleurs du pays. En Belgique, la répartition du gâteau des richesses produites devient toujors plus injuste. Les travailleurs et allocataires sociaux s'appauvrissent alors que les multinationales et les spéculateurs s'enrichissent. Il faut que ça s'arrête! C'est pourquoi une revendication essentielle de notre programme demande l'instauration d'une taxe des millionnaires de 2%. Ce ne sera que le début du rattrapage nécessaire"
"Concernant les prépensions", ajoute Germain" les 4 partis traditionnels s'inscrivent dans la logique de faire travailler les gens trois ans de plus en moyenne. Pour beaucoup ça voudra plutôt dire 6 ou 7 ans de travail en plus. C'est complètement illogique! Notre région est pleine de jeunes qui ne trouvent pas d'emplois. Il y a 800.000 chômeuyrs en Belgique. Pourquoi faire travailler les gens plus longtemps dans ces conditions? Nous sommes pour le maintien du droit à la pension ainsi qu'à la prépension."
"Ce qui est remarquable dans ce mouvement qui commence" remarque Germain Mugemangango " c'est que les jeunes sont en première ligne. Ils ne veulent plus travailler pour les bas salaires qu'ils reçoivent. Un travailleur m'expliquait ce matin que tout compris, il touche 1130 euros. Il fauit aussi compter avec les contributions élevées que beaucoup paierons à cause du chômage économique. Il n'est pas étonnant d'entendre que tel ou tel travailleur devra payer 5000 euros ou 6000 euros de contribution. Il est ici nécessaire que des mesures particulières soient prises pour alléger ces factures. Ces travailleurs ont déjà subi le chômage économique. Ils ne doivent pas en plus faire face à ces nouveaux problèmes financiers".

Service presse PTB-Hainaut

Contact: Mugemangango Germain
germainmugemangango

@hotmail.com
0487/427848

10:28 Écrit par germain dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

27.04.2010

Caterpillar renoue avec le profit

Des commandes record sur les marchés émergents

Caterpillar relance la production, la demande augmente et est portée par les marchés émergents. Comme l'Asie et l'Amérique Latine et dans le secteur de l'extraction de matières premières. Dans le monde, les commandes ont diminué de 11%, mais en Asie elles ont augmenté de 20%. Caterpillar espère que cette tendance sera le moteur de la reprise.
Comparé au résultat négatif(chiffre d'affaires et emploi) du premier trimestre 2009, le premier trimestre 2010 enregistre un résultat positif de 233 millions de dollars.

Des 'excédents' de capacité

La direction déclare en même temps que cette reprise des commandes ne signifie pas pour autant que l'emploi s'améliorera à court terme. Owens a sa vision là-dessus: « Nous avons encore un excédent de capacités (1). Nous allons donc réagir très vite pour satisfaire le client au moindre coût. Il s'agira d'être les premiers et les meilleurs pour renforcer notre présence sur le marché. Tous les acteurs agiront de même, mais seulement les plus solides subsisteront. Nous avons bien-sûr notre qualité et notre service aux clients, mais notre véritable atout c'est notre équipe CAT et le CPS »

Cela présage une intensification de la production dans les mois à venir. L'année passée, Owens avait déjà mentionné la reprise et expliqué comment la multinationale comptait s'y prendre..
Crise ou pas crise, « Horizon 2020 » - le plan stratégique d'Owens - reste axé sur un chiffre d'affaires de 100 milliard de dollars en 2020 (le triple de celui du record en 2005). Sa philosophie demeure toujours: «Agir sans briques, ni mortier », c'est à dire assurer le profit des actionnaires sans utiliser plus du travail et du capital ( augmenter la productivité et baisser le coût salarial ).
A moyen terme (2012/2015), Owens veut: « assurer le profit de nos actionnaires et continuer à payer des dividendes 'modestes mais exemplaires dans ces temps difficiles', en attendant le retour de la manne des profits à deux chiffres d'avant la crise.»

Des mesures qui vont approfondir la crise

Par rapport à la perte de 19 cents par action au premier trimestre 2009, le bénéfice de 36 cents du premier trimestre 2010 satisfait les actionnaires et le prix de l'action augmente, en dépassant les 70 dollars. En 2009, l'engagement pour le profit de l'actionnariat a été obtenu par le licenciement de 19.000 emplois temps plein et 18.000 contractuels et temps partiels. En prévision de la reprise, Cat a embauché, à compte-gouttes, 2.000 personnes depuis janvier.

Les marchés qui portent aujourd'hui la reprise, sont des pays où l'économie ne jure plus par la loi du marché libre, de la concurrence et du profit maximum, qui s'enlisent dans le bourbier dans les pays occidentaux. La crise de 2008 s'est déclenchée aux USA, par l'enrichissement sans bornes des groupes de financiers et elle s'est approfondie par la baisse de consommation à cause des licenciements et des baisses du revenu de millions de familles dans le monde. A la première lueur d'une reprise on ré-applique sans broncher les mêmes méthodes. Miser tout sur des systèmes pour intensifier le travail, sur une précarité de l'emploi et sur une baisse de notre niveau de vie c'est jurer par des remèdes qui loin d'être durables ont manifestement fait leur temps.

Il faut des mesures qui partent de la solidarité des épaules les plus forts avec les plus affaiblis, une politique qui taxe les fortunés et les groupes financiers. Une politique qui redistribue l'emploi pour jeunes et vieux, par une réduction sérieuse du temps de travail.

1Surcapacité veut dire:la capacité de production qui n'est pas réalisée, soit parce que le marché est saturé, soit parce que les ouvriers ne font pas tourner les machines à plein rendement. Ici il ne s'agit pas d'une saturation du marché: beaucoup de modèles sont très demandés et pour certains les carnets sont même pleins et programmés pour 2011,

22:07 Écrit par germain dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

13.04.2010

La mémoire de Rachel Corrie, l'image d'Israël. Elle avait été tuée heurtée par un bulldozer Caterpillar.

18/03/2010

 

Il y a sept ans aujourd'hui, Rachel Corrie a été heurtée à mort par un Bulldozer D9R Caterpillar pendant qu'elle protestait non-violemment contre la démolition de maisons Palestiniennes à Rafah, dans la Bande de Gaza, avec d'autres membres du Mouvement de Solidarité International (MSI).
Maintenant ses parents, frère et soeur attaquent l'Etat d'Israël et le Ministre de la Défense en justice, clamant une mort arbitraire.

L'objectif du procès, selon la mère de Rachel, Cindy "est d'illustrer le besoin de responsabilité pour des milliers de vies perdues, ou blessées de façon indélébile, par l'occupation... Nous espérons que le procès portera l'attention sur l'assaut sur des activistes des Droits de l'Homme non-violents (Palestiniens, Israéliens et internationaux) et nous espérons qu'il soulignera le fait que tellement de familles Palestiniennes, blessés aussi profondément que nous ou plus, ne peuvent pas accéder aux cours Israéliennes."

 

Alors que le procès civil de Corrie est entendu dans la Cour de Haïfa, le film Rachel de Simone Bitton est montré dans la Cinémathèque de Tel Aviv. Rendant, comme ils étaient, le procès public, le film subtil et nuancé de Britton présente aussi deux narrations, l'une offerte par l'état d'Israël et l'autre par les activistes du MSI et les témoins oculaires Palestiniens qui étaient avec Rachel en ce jour tragique.

 

Neve Gordon

21:15 Écrit par germain dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

Caterpillar pense que la loi sur l'assurance maladie de Barack Obama lui coûtera 100 millions de dollars.

NEW YORK - La loi de réforme de l'assurance maladie qui vient d'être adoptée aux Etats-Unis pourrait coûter des millions de dollars à certaines entreprises américaines et avoir pour effet pervers de priver jusqu'à deux millions d'Américains de couverture santé.

L'opérateur téléphonique ATT a annoncé vendredi qu'il provisionnait un milliard de dollars de charges sur ses résultats du premier trimestre en raison de la nouvelle loi promulguée trois jours auparavant. L'une des mesures de cette loi supprime en effet la défiscalisation d'une subvention que reçoivent les entreprises offrant une couverture médicaments à leurs anciens employés retraités.

Pour la même raison, le constructeur d'engins de chantier Caterpillar a fait savoir qu'il provisionnait 100 millions de dollars, et le groupe diversifié 3M une charge de 85 à 90 millions de dollars.

Gerry Shea, vice-président du syndicat AFL-CIO, fait valoir que même si certains Américains pourraient perdre leur couverture médicaments, l'argument selon lequel la loi sur l'assurance maladie va coûter de l'argent aux entreprises ne tient pas.

"La plus grande étude sur l'impact de la loi a été menée par le Business Roundtable", une association de directeurs financiers de grandes entreprises, qui "affirme que les entreprises pourraient économiser 3.000 dollars par an et par famille d'employé assuré", grâce à d'autres aspects de la réforme, ajoute le syndicaliste.

(©AFP / 31 mars 2010 09h08)

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Decto, sous-traitant Caterpillar, a repris ses activités

13 avril

L'entreprise fleurusienne, en difficulté depuis l'automne dernier, a bien été reprise par les Français d' ''Oxy Centre''. Decto, sous-traitant de Caterpillar, peut donc continuer ses activités.

A terme, Decto changera de nom et deviendra Oxy Fleurus, faisant ainsi référence à son repreneur. Le groupe, qui emploie 650 personnes en France, souhaite, avec le site de Fleurus, se rapprocher des marchés allemands et anglais, sans oublier Caterpillar bien sûr, le principal fournisseur actuel de charge de travail.

Source: RTBF

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Caterpillar prépare le remplacement du PDG Jim Owens, par Doug Oberhelman

Le constructeur américain d'engins de chantier Caterpillar a annoncé jeudi son plan de succession pour le PDG Jim Owens, qui sera remplacé par l'actuel patron des turbines Doug Oberhelman l'été prochain. 
Le conseil d'administration devrait confirmer en juin la nomination de M. Oberhelman, 56 ans, au poste de directeur général, qui doit être effective le 1er juillet, avant qu'il ne devienne également président du conseil d'administration le 1er novembre 2010.
 M. Owens, 63 ans, "nous avait informés en 2008 qu'il prévoyait de prendre sa retraite à l'automne 2010", a expliqué un administrateur, Frank Blount, cité dans un communiqué.
 M. Oberhelman, entré chez Caterpillar en 1975, est un ancien directeur financier (1995-98), qui a notamment été en poste en Amérique du Sud et au Japon.
 M. Owens, entré dans le groupe de Peoria (Illinois, nord) en 1972, avait été choisi en 2004 pour devenir PDG de Caterpillar. Il est touché par la limite d'âge qui fixe la retraite à 65 ans.

21:14 Écrit par germain dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

Caterpillar investit en Chine.

Mugemangango Germain

 

Fin 2009, Caterpillar a inauguré un centre de Recherche et de développement en république de Chine. Le « Wuxi R&D center », du nom de la province Chinoise où il est situé, se concentrera sur le processus de développement de moteurs et de composants.

Ce centre de recherche vient soutenir la fourniture en matériel des clients de Caterpillar présents sur le territoire chinois. Il est situé à côté de l'entreprise de fabrication de composants Caterpillar qui existe déjà à Wuxi depuis juin 2006, ainsi qu'à côté d'une autre usine produisant des moteurs Caterpillar depuis 2009. Dans le voisinage se situe une troisième usine du même type qui a commencé sa production en octobre 2009.

Le centre de recherche nouvellement ouvert est le troisième de ce type en Chine. En 2005, un centre a été ouvert à Qingdao, dans la province de Shandong. Un centre design existe à Xuzhou depuis 2003. Il y a actuellement 5800 personnes qui travaillent pour Caterpillar dans 11 entreprises et 10 bureaux commerciaux.

 

Source: www.cat.com

 

21:14 Écrit par germain dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

Évolution mondiale de l'emploi à Caterpillar.

En 2009, le nombre de personnes employées par Caterpillar à travers le monde était de 93.813 personnes. Un recul de 19.074 personnes par rapport à l'année 2008. Ces chiffres ne tiennent pas compte de l'existence d'une partie importante du personnel sous contrat précaires ou travaillant en intérim. Depuis 2008, 18.000 des ces travailleurs ont perdu leur emploi.

La politique officielle de la compagnie est d'adapter le nombre de travailleurs aux aléas du marché. C'est ce qu'ils font de manière drastique depuis le début de la crise et ils disent vouloir encore aller plus dans ce sens-là pour les années à venir.

A la question de savoir si, au regard des prévisions positives pour 2010, la direction de Caterpillar comptait engager du personnel supplémentaire, le président Owens répond « L'emploi doit être étroitement lié au volume des ventes et de la production. Le dernier trimestre 2009 reste encore très faible de ce point de vue-là et partout, l'emploi baisse sensiblement à partir de la fin du troisième trimestre 2009.(...) Nous allons engager des personnes de manière très ciblée (...) Si des engagements se font, ils se feront par exemple plus facilement en Chine ou dans la région Asie/Pacifique vu les résultats attendus. »

Germain Mugemangango.

Source: www.cat.com

18:44 Écrit par germain dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

Résultats financier en baisse pour Caterpillar en 2009.

Fin janvier, Caterpillar annonçait ses résultats pour l'année 2009. Sans étonnement son chiffre d'affaire a reculer. En un an, il passe de 51.324 milliards de dollars en 2008 à 32.396 milliards de dollars en 2009. Le profit par action chute lui de 75% d'une année à l'autre.

Il s'agit du plus mauvais chiffre d'affaire de Caterpillar depuis la seconde guerre mondiale.

Ces résultats n'empêchent pas le président du groupe Jim Owens d'être content. « Alors que l'économie fût en 2009 dans sa période la plus mauvaise que notre compagnie ait eût à affronté depuis la grande dépression (1929), je suis fier de rapporter que l'équipe Caterpillar à pu répondre d'une manière extraordinaire.... Étant donné ces résultats, nous sommes extrêmement bien positionné pour maintenir notre leadership industriel et pour croître dans le cadre d'une reprise économique globale »

Le bénéfice de l'année 2009 est de 895 millions de dollars alors qu'il était de 3,5 milliards en 2009.

La baisse des chiffres est essentiellement causée par une baisse du volume des ventes. L'impact négatif de l'évolution des ventes a partiellement été compensé par une politique de réduction des coûts.

Germain Mugemangango.

 

Source: www.cat.com

18:43 Écrit par germain dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

Des prévisions pour 2010 à la hausse.

Caterpillar s'attend pour 2010 à un chiffres d'affaire en croissance de 10 à 25% par rapport à 2009. Principalement parce que leurs analystes pensent que l'économie va reprendre. Surtout dans les pays émergent et en Chine. C'est donc là qu'ils s'attendent à faire la plus grande partie de leur profit.

La région mondiale Asie-Pacifique est la première région a ressentir les effets d'un regain économique. Les analystes s'attendent à un taux de croissance chinois de 10% et à un taux de croissance de 8% en Inde. Cette croissance stimulera l'achat de matériaux de construction et de matériaux d'exploitation minière.

Le continent Latino-américain fait aussi de bons résultats. Les signes d'amélioration économiques au Japon, aux USA et en Europe sont présents mais sont bien plus timides.

Ils prévoient une augmentation du matériel d'exploitation minière et de construction immobilière.

Une source importante de profit envisagée pour 2010 est aussi la réduction des coûts d'exploitation via l'application drastique du Caterpillar Production System (CPS) et de 6 sigma.

Un facteur présenté comme positif pour les affaires est aussi le haut taux de chômage...

Germain Mugemangango.

 

Source: www.cat.com

18:42 Écrit par germain dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

29.12.2009

Caterpillar Gosselies: Crise ou délocalisation?

En 2007, l'usine produisait 8200 machines. 70% de ces machines étaient destinées a marché indien et Chinois. En 2008 l’usine en produisait 7600. En 2009, 3500. Pour 2010 l'usine prévoit la production de 3500 machines. La capacité de production de Gosselies est de 8000 machines. Donc les capacités de productions sont largement sous-exploitées. Ce qui inquiète c'est que Caterpilar est en train de construire 10 autres usines en Chine (pour arriver à 16 usine en 2012) pour approvisionner le marché chinois. Ils sont en train de terminer une usine 100% cat de la même capacité que celle de Gosselies à Shangaï. Ce qui inquiète aussi c'est que dorénavant Gosselies risque de perdre le marché africain et ainsi que celui de Moyen Orient. Ces pertes de marché surviendraient en 2011. A ce moment-là les usines chinoises seraient en voie de finalisation. Gosselies se limiterait à fournir les marchés européen et nord-américain. Cette stratégie pose question. Est-ce que les pertes d'emplois sont une conséquence de la crise ou est-ce que nous assistons à une stratégie de délocalisation larvée?

 

Déjà maintenant, plusieurs lignes de productions subissent une délocalisation. La production des cylindres va chez Caterpillar Brésil et au Japon. Les valves vont aux Japon aussi. Les godets partent en Hongrie. Les roulettes vont en Pologne.

 

Germain Mugemangango

16:47 Écrit par germain dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

14.12.2009

*Choc des photos… À la direction*

cat214122009

 

*
<http://www.humanite.fr/IMG/jpg/caterp.jpg>
 
*
 
C’est une image qui fiche encore
la frousse… en tout cas, aux
dirigeants de Caterpillar. Déjà parue dans
le Monde 2, elle figure
désormais
en couverture de Caterpillés, le livre de photographies de
Bernard Ciancia publié au profit de l’association la Mémoire des Caters,
avec le concours financier de la ville d’Échirolles et des deux
conseillers généraux communistes locaux. Intolérable hier et
aujourd’hui. « Vous croyez que, quand ils ont vu cette photo, les
Américains ont cru que la situation était sous contrôle chez Caterpillar
? » interroge Renzo Sulli, maire PCF d’Échirolles. Pierre Piccarreta,
le charismatique meneur des assemblées générales, rapporte encore  : 
«
Pour inviter les salariés à venir à notre soirée, on a mis les photos un
peu partout dans l’usine, mais la direction ne les supporte pas, elle a
voulu les enlever. Et on sait pourquoi
  : ces photos dramatiques ont été
prises volontairement pour exprimer la violence que nous subissions. »
 
/L’ouvrage est disponible à un prix minimal de 5 euros (plus 2,50 euros
de frais de port) auprès de l’association la Mémoire des Caters, 
6,
rue Nicéphore-Niépce, 38130 Échirolles. Contact
  : 06 70 99 70 88.
Site Internet
  : www.les-cater-enlutte.fr/

22:32 Écrit par germain dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

Caterpillés » têtes brûlées

cat214122009

 

 

« Caterpillés » têtes brûlées
 
Après le conflit social contre les licenciements à Grenoble et à
Échirolles, la direction de Caterpillar continue d’écraser ses salariés.
Et, à travers cette galerie de portraits sans fard, insupportable pour
les patrons, ils ripostent.
 
/Echirolles, envoyé spécial/
 
« Dois-je rappeler que les familles ont été menacées  ? » À la mi-avril,
Chris Schena, vice-président de Caterpillar Europe, sort l’artillerie
lourde, dans les colonnes du Figaro Magazine, contre les ouvriers
d’Échirolles et de Grenoble, coupables à ses yeux d’avoir participé à la
« séquestration » de cinq dirigeants « dans une atmosphère de violence
et de torture morale ». Hum  ! les voilà, c’est eux. La crise en pleine
gueule. Quelques « tortionnaires » parmi d’autres, en haut, en bas, de
face. Identifiés comme le « noyau dur » par la direction, ils nous
encerclent, ils nous occupent. Il y a Fernand, Cyril, Slim, Fabrice,
Assane, Zizou, Franck, Fehmi, Nordine, Fabien, Charles, Michel et encore
d’autres. Aujourd’hui, il leur reste un matricule. Puis, souvent, des
enfants eux aussi, et des familles en péril, elles, dans leur chair,
dans leur vie. Au printemps, ils se sont bagarrés contre les 733
licenciements programmés dans les deux usines iséroises de Caterpillar.
Et, quelques mois plus tard, beaucoup d’entre eux connaissent le funeste
destin qu’ils ont combattu  : virés, quelques-uns pour « faute lourde »
ou « grave », et les autres pour « motif économique », dans le cadre du
plan. Des bourreaux, les « Caterpillés »  ? Ce sont ces hommes – quasi
exclusivement – que Bernard Ciancia, photographe professionnel et voisin
de l’usine Caterpillar de Grenoble, a choisi d’accompagner pendant et
après la lutte. Il vient de réaliser cette galerie de portraits,
rassemblés, avec d’autres images, dans un petit ouvrage publié par
l’association la Mémoire des Caters et présenté, vendredi dernier, lors
d’une rencontre publique à Échirolles (lire ci-contre). Non sans
difficulté  : pendant des semaines, il a tenté, en vain, de s’installer
dans la cellule de « reclassement » mise en place pour le compte de
Caterpillar à Meylan, une banlieue huppée et éloignée des quartiers
populaires où, pour la plupart, vivent les salariés de l’entreprise. «
Je pensais que cela pouvait aller de pair avec une reconversion,
avance-t-il. C’est une manière de se reconstruire, de reconnaître la
dignité de ces gens. Mais les patrons ont refusé et, il faut bien le
dire, chez Caterpillar, ils veulent continuer de démolir leurs anciens
salariés, de les écraser. »
 
Le cas d’Alexis Mazza est, à cet égard, exemplaire. Délégué syndical
central CGT de Caterpillar depuis le départ en préretraite de son
prédécesseur, cet usineur de trente-huit ans, père de deux enfants,
continue de subir les foudres de la direction (lire son portrait dans
l’Humanité du 27 avril). Il a d’abord été mis à pied pendant deux mois,
puis son licenciement pour « faute lourde » a été refusé par
l’inspection du travail et il a réintégré l’usine fin juin. Mais, tout
en contestant en justice sa désignation comme délégué syndical, la
direction a déposé un recours hiérarchique auprès du ministère du
Travail  ; Xavier Darcos doit l’examiner d’ici à janvier 2010. « À
entendre la direction, je suis le meneur de tout et je suis 
extrêmement
machiavélique, raille-
t-il. Selon eux, j’ai organisé la retenue des
dirigeants, j’ai démonté un portail, j’ai entraîné des gens “d’origine
africaine ou maghrébine” à insulter les patrons, j’ai bousculé des
chefs, j’ai fait des réunions syndicales sans autorisation… C’est
totalement absurde et faux  : j’ai une centaine d’attestations dans mon
dossier. Moi, je dois tout aux patrons. Il faut le dire, c’est grâce à
eux qu’on n’a jamais fait autant d’adhésions au syndicat qu’aujourd’hui,
que le niveau de conscience s’est élevé par la lutte. C’est sans doute
cela qui gêne la direction. » Responsable CGT de la métallurgie dans
l’Isère, Patrick Bernard confirme  : « Alexis Mazza paraît peut-être
arrogant, mais en fait, pendant la lutte, ce mec entier, apprécié par
les salariés qu’il a accompagnés, ce qu’il a fait, c’est d’éviter des
drames humains. Accepter qu’il soit licencié, ça serait une injustice
insupportable à mes yeux. » Pour Renzo Sulli, maire PCF d’Échirolles, «
il y a une volonté d’humilier, à travers l’acharnement contre Alexis,
tous les travailleurs en lutte de Caterpillar. La direction doit
maintenant adresser un signe d’apaisement ».
 
Les « Caterpillés », c’est entendu, sont des têtes brûlées, consumées
par l’atmosphère de violence et de torture morale  ; dedans, pour ceux
qui restent, c’est la chasse aux temps morts à leur poste de travail  ;
dehors, pour les sacrifiés aux dividendes, la traque au bifteck. Doit-on
rappeler que les familles sont menacées  ?
 
 
L'Humanité 12 novembre
 
*Thomas Lemahieu*

 

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Caterpillar : le délégué syndical reste à son poste. Procès contre son licenciement en janvier.

cat114122009
par * La Rédaction du DL* <http://www.ledauphine.com/index.jspz?util=2>|
le 19/11/09 à 01h42
 

 
<http://www.ledauphine.com/photo-@/index.jspz?photo=195953>
 
Le mandat de délégué syndical central de Caterpillar d'Alexis Mazza a
été confirmé, hier, par le tribunal de grande instance de Grenoble. «
Une première victoire pour lui et pour nous », expliquait, hier,
satisfait, Patrick Bernard, secrétaire général de l'Union syndicale des
travailleurs CGT de la métallurgie.
 
La direction de Caterpillar avait estimé que la désignation de cet
usineur de 38 ans, en poste depuis 13 ans sur le site grenoblois de
l'entreprise américaine, était irrégulière et avait porté l'affaire en
justice.
 
Une première victoire "seulement" car Alexis Mazza est, par ailleurs,
sous le coup d'une procédure de licenciement. Ce second dossier est
instruit par la Direction départementale du travail, afin d'être
présenté devant le ministère du Travail qui devrait trancher début
janvier 2010.
 
« Nous sommes donc toujours mobilisés derrière Alexis, continue Patrick
Bernard
, nous estimons qu'il est victime de discrimination en raison de
son engagement. Nous nous rendrons donc le 15 décembre à 10 heures
devant la préfecture pour nous faire entendre. Le gouvernement souhaite
des syndicats puissants, nous allons lui montrer que nous sommes là et
bien là ! »
 
 
 
l'Humanité
le 12 novembre 2009
 

22:20 Écrit par germain dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

23.09.2009

Remous au Conseil d’administration de Caterpillar

L’entreprise américaine qui fournit notamment ses bulldozers à Israël, en sachant qu’ils servent à détruire les maisons palestiniennes à été copieusement prise à partie, la semaine dernière, à l’occasion de son conseil d’administration, signe que le mouvement américain "Cessez l’occupation !" prend de l’ampleur.

"Lors de ce conseil d’administration de Caterpillar, des membres des Etudiants de la faculté du Hampshire pour la Justice en Palestine, de la Coalition des Actionnaires de Boston pour les Droits des Palestiniens, de Jewish Voice for Peace, des Sisters of Loretto, des Chicagoans Against The Apartheid in Palestine et de la campagne étatsunienne contre l’occupation ont pris la parole pour réclamer que Caterpillar présente un rapport sur ses ventes à l’étranger et s’explique sur la fourniture à Israël d’une machinerie d’occupation et d’apartheid.

A bout d’arguments, le directeur général de Caterpillar, Jim Owens, a répondu à plusieurs reprises que ceux qui n’aimaient pas la manière dont Caterpillar opère, n’avaient qu’à ne pas garder leurs actions de la firme.

A la fin de la réunion, un actionnaire qui n’avait jamais été au fait de la complicité de Caterpillar avec l’occupation et l’apartheid confiait que sa retraite avait déjà été durement entamée par des entreprises qui avaient fait de mauvaises opérations de communication ou perdu des procès. Au moment de quitter la réunion, il a déclaré qu’il suivrait le conseil de Jim Owens de se désinvestir de Caterpillar.

Les supporters américains de la Campagne et les groupes amis s’étaient rassemblés à l’extérieur de la réunion des actionnaires pour informer les passants et les media de la culpabilité de Caterpillar responsable de crimes de guerre commis en Palestine/Israël/.

Nous avons eu des retombées médiatiques significatives : Wall Street Journal, agence Reuters, Forbes, Democracy Now ! et autres stations de radio locales.

Le Chicago Tribune et le Sun Times ont refusé de passer l’info que nous voulions mettre sur leurs sites web pendant la réunion des actionnaires de Caterpillar. Mais nous sommes en train de publier l’info sur les blogs et sur Facebook, et informer davantage de gens sur notre campagne.

L’Eglise d’Angleterre et l’Université du Hampshire ont déjà désinvesti de Caterpillar. Le mouvement de boycott global et de désinvestissement d’israël gagne du terrain !"

21:35 Écrit par germain dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

Caterpillar: 35 000 suppressions de postes pour 2,50$ par action

: Dans un tract, la CGT Caterpillar ècrit :

12 semaines se sont écoulées depuis que 415 de nos collègues se sont retrouvés licenciés par la direction de CFSAS. Des collègues, avec une longue ancienneté pour certains, d’autres avec femme et enfants à charge, congédiés dans la précipitation par une direction zélée et prête à tout pour appliquer les directives d’un groupe dont le seul souci se borne à la redistribution des dividendes à leurs actionnaires : ceux là même qui ont plongé de nombreux peuples dans une crise économique terrible et qui osent encore se servir pompeusement sur les entreprises et leur salariés.


La déclaration effectuée le 04 août 2009 par Jim Owens auprès des places boursières traduit parfaitement la politique menée par Cat Inc. à l’échelle internationale : celui-ci se félicite de la rapidité dont ont fait preuve les dirigeants locaux pour appliquer les directives sur les licenciements pour un coût de 558 millions de dollars, les ventes et revenus s’élevant à 9,225M$ pour le 1° trimestre contre 11,796 en 2008.


Ainsi, suite à 35000 suppressions de postes dans le monde, Jim Owens compte ainsi rendre le sourire à des actionnaires déprimés par des rendements d’actions insuffisants, en confirmant ses objectifs financiers pour l’année 2009, soit un bénéfice de 2,50$ par action et un chiffre d’affaire de 32 à 36M$ (l’ambition portée pour 2012 serait de 8 à 10$ par action)

"Caterpillar à mis en place un programme lui permettant de réaliser un bénéfice par action de 2,50$, même en cas de prolongation des conditions récessionnistes"

On conçoit assez facilement comment se décline ce programme à l’échelle de la France, notamment dans notre entreprise : licenciements, chômage partiel, optimisation à outrance de la disponibilité des salariés, utilisation de tous les artifices permettant de réduire les coûts, mise au pas des éléments récalcitrants…

Ce n’est pas pour rien si, dès janvier, la direction à jouer le chantage à l’emploi pour faire accepter l’idée d’un recul de nos acquis et de nos droits. Des négociations sont d’ailleurs toujours en cours avec la menace de 133 licenciements supplémentaires. Il est donc impératif que les salariés soient consultés sur ce sujet !

En dépit de l’image positive que tentent de véhiculer les dirigeants du groupe, on est bien loin des "valeurs communes" ou du "code de bonne conduite" prônés par la société lorsque l’on regarde la  politique salariale qui est mené.

La direction chercherait-elle à tuer l’action syndicale pour les remplacer par des réunions CPS ?

Alors même que notre collègue et ami Alexis Mazza, délégué du personnel sur le site de Grenoble et Délégué Syndical Central pour la Cgt Caterpillar, vient de se faire réintégrer par l’inspecteur du travail, nos directeurs poursuivent le harcèlement en appuyant une nouvelle demande de licenciement auprès du ministère du travail. De plus, il est de nouveau convoqué par les ressources humaines pour un entretien préalable pouvant aller jusqu’au licenciement ce jeudi 3 septembre à 11h00.

C’est en partie pour ces raisons que l’Union Départementale Cgt et l’Union Syndicale des Travailleurs de la Métallurgie appelle à un large rassemblement le mercredi 9 septembre à 9h30 devant le Tribunal de Grande Instance pour soutenir Alexis. Ce sera aussi le jour du délibéré concernant l’intéressement.


Consciente des limites des responsabilités de nos directeurs en ce qui concerne la politique industrielle et sociale de Cat Inc., la Cgt Caterpillar, par le biais de sa fédération, est à l’initiative d’une rencontre internationale avec les autres syndicats du groupe. L’objectif étant d’évoquer la situation dans nos pays respectifs et trouver les solutions communes qui permettront de peser sur les choix sociaux de nos dirigeants pour une meilleure répartition des richesses issues de notre travail, et surtout, de mettre un frein à la concurrence exacerbée entre les sites. Les syndicats Brésilien, Américain, Italien, Allemand et Belge ont déjà été contacté et une rencontre devrait se tenir prochainement à Paris.

21:33 Écrit par germain dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

03.09.2009

Sonaca: ce ne sont pas les travailleurs qui doivent payer la crise!

Eh ben voilà! Maintenant c'est officiel. La Sonaca va connaître une importante restructuration avec à la clé environs 400 pertes d'emploi. Dans une région qui perds des emplois par centaines depuis plusieurs mois, ce sera encore un peu plus d'ombre sur l'avenir économique carolo.
Pourtant la Sonaca fait partie d'un des pôles mis en avant par le Plan Marshall. Même dans sa verstion "2.vert". Pourtant cette entreprise appartient encore à la Région Wallonne. Est-ce que les hommes et femmes politiques fraîchement élus vont laisser faire ça? Est-ce que ça préfigure de la manière dont vont être traité les autres secteurs industriels du pays?
On entend que cette restructuration serait due à la crise du dollar. Que c'est la crise dans ce secteur-là aussi. En premier lieu, cette crise n'a pas été provoquée par les travailleurs. Elle a été provoquée par la soif de profit des multinationales et du monde financier. Ce n'est pas aux travailleurs de la payer. En second lieu des syndicalistes s'étonnent des arguments utilisés. Il semble que la Sonaca dispose encore d'un sérieux carnet de commande. Il semble aussi que depuis plusieurs années, les travailleurs remettent en cause la bonne gestion de l'entreprise. Or malgré les multiples restructurations subies par cette entreprise ces dernières années, ces problèmes ne sont toujours pas résolus.
L'hémoragie d'emplois doit cesser dans notre région. Il faut donc trouver d'autres solutions. Avant de faire à nouveau payer les travailleurs, c'est le management de l'entreprise qui doit être analysé et remis en question.
Comme durant les vacances à Frameries, il est hors de doute que les travailleurs et le syndicalistes de toute la région et de tous le pays soutiendront les travailleurs de la Sonaca et seront très attentifs au déroulement des évènements au cours des prochaines semaines.

Mugemangango Germain
Président provincial - PTB Hainaut

09:32 Écrit par germain dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

12.08.2009

J.Owens , pdg de Caterpillar Inc., a présenté ses objectifs de 2009 à 2012 pour assurer le profit des actionnaires en suivant différents scénarios selon l’évolution de l’économie mondiale

Une stratégie de crise

 

Le quatre et cinq août dernier, Jim Owens a expliqué pendant deux jours le nouveau plan stratégique de Caterpillar à un groupe de spécialistes et de représentants de groupes d’actionnaires,. Avec ce plan il compte positionner Caterpillar pour atteindre une rentabilité à long terme en suivant divers scénarios. Il a tracé les lignes qui  doivent garder la corporation sur le chemin du profit : même si la crise actuelle dévierait vers ce que Owens appelle « une grande récession » il payera une dividende « pendant la courbe creuse».

 

·        La perspective 2012 : si l'économie globale évolue vers un retour à un cycle « normal  Caterpillar s'attend à un profit de l’ordre de  $8 à $10 par action d’ici cinq ans et les ventes devraient «s’approcher » des $60 milliards ». C'est presque 20% de plus que Owens avait annoncé il y a à peine deux mois, quand il lançait sa  «  bonne nouvelle » qu’ici 2013 les ventes de Caterpillar atteindraient de nouveau le chiffre d’affaires record de 2008 ($51 milliards).

·        Dans le cas où la crise persisterait, Caterpillar pourra toujours assurer un profit annuel de $2.50 par action, bien qu’alors des mesures supplémentaires de réduction des coûts pourraient être nécessaires pour garantir cette rentabilité.

·        En plus, Caterpillar compte réaliser une marge de financement (cash-flow) significative entre $7 et $10 milliards en 2012.

·        Le chiffre d’affaires de 2009 atteindra entre $32 et $36 milliards, avec une marge de profit par action de $0.40 à $1. Sans les frais pour les restructurations du premier semestre, ce profit aurait atteint $0.75 par action en plus. Sur toute l’année, il aurait rapporté entre $1.15 et $2.25.

·        La prévision du chiffre d’affaires du deuxième trimestre a augmenté, en partie grâce aux marges fortes dans le secteur des moteurs. Quelques concurrents dans la nouvelle gamme de moteurs diesel seront obligés d’abandonner ce terrain si les commandes resteraient au niveau actuel.

·        La diminution des stocks et la gestion des coûts seront passées en revue pendant toute la période de récession. Le développement des activités de service soutiendra le plan.

·        Caterpillar a parlé aussi de ses objectifs majeurs pour augmenter le profit dans les marchés émergents, particulièrement la Chine où la compagnie s'attend pour 2012 à des ventes bien au-dessus de $4 milliards. La compagnie augmentera son nombre d’usines de six aujourd’hui à seize et sa main-d’œuvre augmentera de 4.000 à 10.000. 

·        Dans l’avenir, Caterpillar augmentera de toute façon l’efficacité de sa gestion par son Système de Production de Caterpillar (CPS).

 

 

L’avenir du profit est assuré, pour le monde il reste deux possibilités

 

« Nous croyons que le redressement viendra inévitablement et que Caterpillar profitera du besoin du monde de produits que nous fabriquons » a dit Owens. « tout comme les huit derniers mois, l’équipe Caterpillar a fait preuve de sa souplesse remarquable quand nous avons répondu aux changements rapides de l'économie globale.  »

 

« En regardant l’avenir, il y a  trop d'incertitude pour savoir quand l'économie globale renouera avec  la croissance positive robuste. Mais n'importe ce que va se passer, Caterpillar a les personnes, les produits, les revendeurs et les stratégies pour prospérer et pour soutenir nos clients pendant qu'ils rendent le progrès durable possible dans chaque région du monde. » a ajouté

En avouant que l’économie n’est « pas encore sorti du pétrin », Owens a remarqué aussi des que les clients s’intéressent de nouveau à l’achat de nouvelles machines et de moteurs, là où il y a à peine quelques mois ils annulaient leurs commandes. En avril dernier, Caterpillar avait subi sa première perte trimestrielle en 17 ans, une baisse de 66 pour cent, partiellement due aux ventes faibles et au coût du licenciement de plus de 22.000 personnes et les coupures de production.

Fin juin, Caterpillar qui employait 112.887 personnes à la fin de 2008, en comptait encore 95.761.

 

Le scénario à long terme, version optimiste :

 

Owens a dit que la prévision optimiste pour le long terme tient compte de l'inflation et des taux d'intérêt, des plans d’encouragement des gouvernements et la demande pour les machines, soutien essentiel pour des taux de croissance de produit intérieur brut de trois pour cent ou plus. Une partie de cette demande serait alimentée par la nécessité de remplacer les camions de chantier, utilisés presque sans arrêt pendant le long boom des matières premières des années précédentes. Le besoin  du monde entier d'infrastructures est très élevé aussi, y compris aux Etats-Unis, qui a sous-investi  dans les travaux publics. La compagnie base ici son optimisme sur les initiatives publics, en particulier en Chine où cela commence de donner des résultats.

 

Le scénario à long terme, version pessimiste de la « grande récession »

 

Dans ce cas Owens est bref : « Caterpillar connaîtra alors ‘une croissance très lente’, résultant des problèmes économiques dans les pays développés, les déficits, l’augmentation des taux d'imposition fiscaux et les politiques d’austérité des banques centrales pour maîtriser l'inflation. »

 

 

Pourtant

 

- Si Caterpillar réalise ses perspectives, tout ne baignera pas dans l’huile pour autant.

Quelques spécialistes dans la salle ont qualifié les objectifs pour 2012 fort exagérés vu la faiblesse persistante dans un secteur clé comme la construction et l'énorme investissement que Caterpillar doit faire pour renforcer sa présence dans les marchés émergents. Pourtant Owens répond: « Nous avons une grande stratégie, et nous nous démènerons comme le diable pour maintenir cette stratégie. Dans deux ans, je prends ma retraite. Mon successeur lèvera le défi. »

- Des entreprises comme Caterpillar déplorent le licenciement d’un quart de son personnel et la diminution de 66% de sa production mondiale mais justes et nécessaires pour assurer la survie dans ces moments difficiles et pour être prêt quand la reprise sera là. Pourtant ils récompensent ce sacrifice d’emplois et de revenu d’un tiers de leur personnel par de nouveaux chiffres d’affaire et de profit record.

- La base de plans pareils ne permet rien d’autre que d’aggraver la crise.

20:38 Écrit par germain dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

27.05.2009

Signez la pétition pour soutenir les travailleurs de Grenoble

Message reçu par un délégué menacé:


"Bonjour à tous. Ci-dessous le site de la fédé qui a mis la pétition en ligne.  Merci de la remplir et de faire suivre à un maximum de vos connaissances.  Soit en PDF, soit en ligne en bas de page, merci de consacrer de votre temps à faire signer cette pétition.   http://www.ftm-cgt.fr/spip.php?article843 Patrick BERNARD USTM CGTBourse du Travail32 av de l'Europe38030 GRENOBLE Cedex 2 Tél: 04 76 09 65 54   /  Fax: 04 76 33 13 99Mail: USTM@cgtisere.org "

19:19 Écrit par germain dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

12.05.2009

Le PTB présent lors de la journée internationale de la santé au travail.

Centrale générale

Ce 28 avril, la régionale Carolo de la FGTB, les FPS, l'atelier santé du Forum Social de Charleroi, et le C-DAST (Centre de défense et d'action pour la santé des travailleurs) ont organisé une journée de sensibilisation sur les conditions de travail. Elle s'est déroulée au Bois du Cazier à Marcinelle. Le thème en était les Troubles Musculo Squelettiques (ou TMS). Souffrance encore très peu reconnue en milieu professionnel.
Cette journée était aussi l'occasion d'interpeller gouvernements et partis politiques sur le paiement des indemnités de réparation en cas d'accidents de travail ou de maladie professionnelle. Ces indemnités sont en effet, de manière illégale, rabotée par le gouvernement belge au moment de la perception de la pension. Cette année les organisateurs ont voulu entendre les partis gouvernementaux mais aussi "les partis à la gauche du PS". C'est ainsi que nous avons été invités à nous présenter et à nous positionner sur les conditions de travail. Les partis n'étaient pas tous présents puisque le PS et le MR, malgré l'engagement pris devant le même public un an auparavant, ne se sont pas montré.
Cette journée qui attira 160 délégués et militants fût un succès.

Germain M

10:29 Écrit par germain dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

26.04.2009

Caterpillar Grenoble: Des salariés de Caterpillar interrompent l'assemblée générale de fin de conflit

200 salariés, furieux des conditions de l'accord de fin de conflit signé hier, ont bloqué ce lundi l'assemblée générale des syndicats censée présenter les modalités de cet accord.
Quelque 200 salariés de Caterpillar, furieux des conditions de l'accord de fin de conflit signé la veille à Paris avec la direction, ont interrompu lundi une assemblée générale des syndicats du constructeur américain d'engins de chantiers en Isère censée le leur présenter.
Après avoir interrompu l'AG, qui devait permettre aux délégués syndicaux de détailler les termes de l'accord, les manifestants se sont rendus à la direction départementale du travail afin de bloquer les négociations se poursuivant sur certains points du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE).
L'AG avortée a finalement débuté dans l'après-midi sur le site de Grenoble, dans une atmosphère de défiance et de débordement des syndicats par la base.
"Il y a trop d'avis divergents", a déclaré à l'AFP l'un de ces salariés en colère, sous couvert de l'anonymat, augurant mal de l'adoption par référendum salarial de ce plan, prévue d'ici à mercredi.
Cet accord, censé mettre fin à deux mois de conflit marqués notamment par la séquestration de cadres, prévoit que la direction s'engage à assurer la pérennité des sites de Grenoble et Echirolles. Il confirme que le nombre de suppressions de postes est ramené de 733 à 600.
"Insuffisant", a estimé lundi Pierre Piccarreta de la CGT, précisant que les négociations achoppaient notamment sur l'accompagnement des ouvriers licenciés.
"Maintenant, c'est nous les ouvriers qui décidons, ce ne sont plus les délégués" syndicaux, a déclaré à l'AFP Jamel Kheddache, l'un des manifestants, alors que la foule chantait "aux armes, nous sommes les salariés, nous sommes en colère, on va gagner, et Cater' va devoir payer".
La journée avait pourtant bien commencé, avec la reprise le matin d'une partie des 2.000 salariés de Grenoble et Echirolles, au chômage partiel.
"On reprend le travail à contrecoeur", avait cependant confié à la reprise du travail un ouvrier, sous couvert de l'anonymat.
D'autres salariés disaient leur lassitude. "Je ne vais pas aller au casse-pipe pour eux", a ainsi relevé avec amertume Kamel Dhakouni, un participant de la première heure du mouvement de protestation, évoquant ses collègues ayant repris le chemin du travail.
"Je suis soulagé que tout le monde reprenne le travail. Et je pense que tout le monde l'est", a déclaré de son côté à l'AFP Jean-Mathieu Chatain, le directeur de l'usine d'Echirolles, qui tournait au ralenti depuis des semaines.
Interrogé par l'AFP lundi, le secrétaire d'Etat à l'Industrie Luc Chatel a estimé que l'engagement de Nicolas Sarkozy de "sauver" les sites isérois de Caterpillar serait "tenu", la direction s'étant engagée "pour au moins cinq ans" sur son maintien dans l'accord.
Le secrétaire général de la CFDT François Chérèque a estimé quant à lui sur France Inter que la nécessité d'une intervention de l'Etat dans ce conflit révélait "un vrai problème de dialogue social".
"Je souhaite qu'on soit dans une sortie de crise. Mais la question, c'est pourquoi on doit en arriver à de tels débordements", a-t-il dit.

20:42 Écrit par germain dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

10.04.2009

Intervention au Conseil d’Entreprise du jeudi 26 mars 2009.

Au nom de l’ensemble des délégations FGTB Caterpillar, je souhaite devant ce comité dénoncer les incidents qui se sont produits mercredi dernier sur le site de Caterpillar Grenoble.

 

La direction du site en engageant une milice afin de surveiller les locaux, a sciemment provoqué les salariés qui étaient massés devant les grilles.

Cette provocation a engendré des actes de violence que nous ne pouvons pas cautionner. Les vigiles ont utilisé des gaz lacrymogènes pour déloger des manifestants qui étaient entrés sur le parking de l’entreprise, pour défendre leurs emplois.

Ces vigiles étaient armés et certains étaient accompagnés de chien, ces incidents démontrent les vrais valeurs de Caterpillar.

 

Rappelons, que se sont les travailleurs qui ont tous contribué aux bénéfices records du groupe Caterpillar depuis de nombreuses années ne méritent pas un tel traitement. Leur colère est légitime et il est déplorable que nos responsables ne s’en rendent pas compte.

Sachez messieurs de la direction, la riposte des travailleurs sera toujours à la hauteur des attaques.

Nous sommes solidaires de nos camarades grenoblois.

 

Qu’ils nous soient permis, enfin, de rappeler une fois de plus que cette crise, nous ne l’avons pas voulue et ont voudraient néanmoins nous la faire payer au prix fort.

 

La délégation FGTB Caterpillar et le Setca Caterpillar.

18:14 Écrit par germain dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

La révolte des Caterpillar contre le roi dollar

Grenoble . Les salariés veulent faire payer très cher à la multinationale, qui n’a jamais versé autant de dividendes à ses actionnaires, son projet de suppression de 733 emplois.

Était-ce bien le président de la République ou, pour un triste poisson d’avril, l’un de ses nombreux et talentueux imitateurs qui, au lendemain de l’arrêt de la production d’acier à Gandrange, a déclaré au micro d’Europe 1 hier matin : « Caterpillar c’est une entreprise qui fabrique des engins de terrassement et qui travaille notamment pour les États-Unis. Je vais sauver le site, je recevrai cette intersyndicale puisqu’ils m’ont

appelé au secours et on ne les laissera pas tomber. » En fait, comme le rappelle Patrick Bernard, responsable départemental des métallos CGT en Isère, « Sarkozy ne serait pas accueilli avec des fleurs s’il

venait sur les sites de Grenoble et d’Échirolles. C’est à tous les hommes politiques, depuis l’élu du coin jusqu’au parlementaire européen, que nous avons fait appel. »

Un appel du David syndical face au Goliath multinational qu’est Caterpillar, dont la direction américaine vient de décider, au prétexte d’un « trou d’air » dans les ventes en 2009, de la suppression de plus de 22 000 emplois dans le monde dont 733 en France, soit 30 % des effectifs, alors que 2008 été une année record en matière de profits et dividendes versés aux actionnaires (lire ci-dessous). À l’heure du G 20 voilà, en effet, une belle occasion pour certains de mettre en accord leurs beaux discours sur la moralisation du capitalisme et quelques actes politiques concrets…

En attendant, les salariés et leurs familles se disent qu’ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes, sur leurs syndicats et ceux qui manifesteront demain matin devant l’établissement grenoblois, mais aussi sur l’appui de l’opinion publique. C’est tout le sens de l’action spectaculaire de séquestration pacifique de quatre cadres dont le directeur local de Caterpillar France qu’ils ont menée dans la nuit de mardi à mercredi dernier après trois journées de grève totale.

Colère intacte

Ces cadres de direction qui lundi dernier avaient boycotté un comité d’entreprise ont été relâchés hier dans la matinée, en promettant que les journées de grève seraient payées et surtout que des négociations sur le plan dit social seraient aussitôt ouvertes. Ceci constitue « une première victoire » pour le délégué CGT Pierre Piccarretta, s’exprimant peu après la sortie houleuse des quatre cadres au milieu d’une petite foule de salariés à la colère intacte.

À l’entame des négociations dans les locaux de la direction départementale du travail, l’intersyndicale (FO-CFDT-CGT-CFTC) veut placer la barre aussi haut que le préjudice subi par ceux qui devront partir plus ou moins volontairement, soit trois mois de salaire par année d’ancienneté avec un plancher à 30 000 euros. Les syndicats vont aussi se battre pour le maintien de l’outil de production « dont la viabilité est compromise (par le plan social) », selon un rapport, pour le CE, de la société d’expertise comptable Sécafi. Pour ce faire, Nicolas Benoît, élu CGT demande l’intervention du Fonds européen d’ajustement à la mondialisation. Avez-vous bien entendu M. le président ?

Philippe Jérôme

L'humanité
Politique -
Article paru
le 2 avril 2009

social - économie

 

16:34 Écrit par germain dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

09.04.2009

Quelques messages de solidarité récoltés pour les travailleurs de Grenoble venant des travailleurs de Cat - Gosselies :

 « Tous ensemble contre le capitalisme mondiale » - Eddy.

 

« Bon courage. Ne lâchez pas. Il faudra se battre pour nos enfants » - Marc

 

« Nous sommes dans une situation économique soi-disant précaire. Je ne suis pas vraiment sûr que ce soit le cas !!! Je crois plutôt que depuis des années, ils avaient des objectifs obscurs qu’ils ont mis en pratiques… Courage les amis et continuez la lutte !!! » - Eric

 

Germain

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05.04.2009

Alexis Mazza, délégué CGT à Caterpillar Grenoble : « Seule la lutte paie »

« En aucun cas la menace de perdre ces 733 emplois n'est justifié. La direction elle-même dit que la moitié des licenciements ne poursuit comme but que la restructuration. Même pour l'autre moitié. Nous jeter comme des kleenex est inacceptable. Surtout après avoir engraissé les actionnaires pendant des années.

Ce scénario est possible pour tous les sites de l’entreprise dans le monde. Le capitalisme met en concurrence les travailleuses et travailleurs partout dans le monde. Ce scénario n'est pas spécifique à Caterpillar, mais est valable pour toutes les boites sur ce globe ultralibéral.
La seule perspective c'est la lutte. Seule la lutte paie. C'est seulement grâce à la lutte que les négociations aboutiront à nos revendications. »

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03.04.2009

L’épouse d’un travailleur de Caterpillar Grenoble: « la situation est très difficile. »

« La situation est très difficile. Dans notre cas, jusqu'il y a peu mon mari était le seul revenu de la maison. J'étais au chômage. Je travaille depuis peu mais mon salaire est toujours de loin inférieur à celui de mon mari. S'il perd son emploi, ça fera mal. C’est toujours très dure pour un homme de se rendre compte qu’il ne pourra pas nourrir sa famille. Nous venons d'acheter une maison et nous avons deux enfants. Nous avions déjà décidé de limiter les activités extra-scolaires des petits. Je connais d'autres couples qui font déjà des choix alimentaires pour continuer à rester dans leur budget. »

 

Germain Mugemangango - 03 avril 2009

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Caterpillar | Restructuration à l’usine de Grenoble. Naissance d’une solidarité de crise

La direction séquestrée pendant 24 h, trois jours de grève et d’occupation de l’usine. Les salariés de Caterpillar à Grenoble sont furieux. Explications de Dominique Quercia, délégué CGT.

Paradoxal : pour « sauver l’emploi », la multinationale américaine de construction d’engins de chantier a déposé le 17 février un plan qui prévoit de licencier 733 travailleurs sur 2800 à Grenoble.  Comme partout, on invoque la crise économique mondiale. Le 30 mars, la direction avait boycotté un comité d'entreprise. C’est ce qui a mis le feu aux poudres : le lendemain, les salariés ont occupé l’usine et séquestré la direction. Les cadres ont été libérés le 1er avril et les négociations ont repris.

        Dominique Quercia. Nous voulons avoir le moins de licenciements possible. Et ceux qui partent doivent recevoir une indemnité élevée. Caterpillar a fait 3,5 milliards de dollars de bénéfice. Ils peuvent faire mieux que ce qu'ils proposent en matière de prime : 10 000 euros pour un an d’ancienneté, 24 000 euros pour 15 ans d’ancienneté. Les ouvriers veulent 3 mois de salaire par année d'ancienneté avec un minimum de 30 000 euros.

 

La direction parle de problèmes au niveau du carnet de commande. Qu'en pensez-vous?

        Dominique Quercia. C'est ce qu'ils nous disent. Les Brésiliens fabriquent les mêmes pièces que nous. On ne sait pas s'ils ne transfèrent pas simplement la production au Brésil. A l'inverse, Grenoble a déjà fait des machines pour pallier à la production lorsque les travailleurs étaient en  grève aux USA. Il n'y a pas de communication transparente sur le véritable état du carnet de commande. Ils nous mentent depuis longtemps. Les travailleurs en ont marre d'être pris pour des cons. Nous devons nourrir nos familles.

 

Que prévoit la direction pour les salariés qui restent ?

        Dominique Quercia. Ceux qui vont rester vont vers une annualisation du temps de travail. Chaque semaine commencer à des heures différentes et terminer à des heures différentes. Des semaines où on travaillerait peu et des semaines ou on travaillerait énormément. C'est surtout en été que l'on travaille le plus. En hiver il y a moins de commandes.

Gosselies solidaire

Ivan del Percio, président de la délégation FGTB Caterpillar-Gosselies. Nous sommes entièrement avec ceux de Grenoble. Nous allons faire un tract pour soutenir leur mouvement. Si les travailleurs de Grenoble en arrivent à une occupation et à une prise d'otage c'est que c’est le seul moyen. Depuis le début de la crise, tout ce qui se passe à Grenoble, nous le subissons avec un ou deux mois de décalage. Nous voulons donner un signal à la direction : s'ils nous mettent dans la même situation, nous répondrons aussi fermement.

      Nous ne voulons pas rentrer dans la concurrence interne chère à la direction de Caterpillar. Les travailleurs de partout sont pour nous des camarades qui se battent pour leur emploi et nous les soutenons. Notre PDG, M. Faure, aimerait que nous soyons solidaires avec la direction de Gosselies. Mais nous sommes solidaire avec tous les travailleurs.

      Nous avons envoyé une motion de solidarité à la délégation de Grenoble. Elle est affichée ici dans l'usine. Nous en parlons tous les jours. Il y a même des travailleurs qui demandent si nous allons organiser un car pour aller jusque là. C’est une sorte de solidarité de crise qui est en train de s'installer.

                            Germain Mugemangango        

* Des actions ont lieu presque tous les jours à Grenoble. Envoyez vos messages de solidarité à la CGT Caterpillar Grenoble à michel.laboisseret@free.fr

21:12 Écrit par germain dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

01.04.2009

Caterpillar: les 4 cadres libérés, Sarkozy veut "sauver le site"

GRENOBLE (AFP) — Les quatre cadres de Caterpillar, constructeur américain d'engins de chantier, retenus depuis 24 heures par des salariés au siège de l'entreprise à Grenoble, ont été libérés mercredi à la mi-journée, alors que le président Sarkozy s'est engagé à "sauver le site".

Au cours d'une réunion de négociations mercredi après-midi à la Direction départementale du travail (DDT) portant sur le plan social prévoyant 733 suppressions d'emplois, la direction a annoncé aux élus syndicaux présents qu'elle garantissait le paiement des trois jours de grève à condition que les salariés reprennent le travail jeudi matin.

"La décision de reprise du travail doit être faite individuellement", a affirmé à l'AFP Alain Dejoux, élu CFDT au comité d'entreprise (CE). Il n'a pas souhaité confirmer la tenue d'une assemblée générale jeudi matin, tout en soulignant que les salariés "étaient à bout".

Selon M. Dejoux, l'une des avancées majeures de la réunion a été l'engagement de la direction à verser aux salariés les aides promises aux entreprises en cas de signature avec l'Etat d'une convention de chômage partiel.

Une nouvelle réunion à la DDT doit se tenir jeudi après-midi et elle sera notamment axée sur "les primes et indemnités de licenciement", a ajouté l'élu. Il a rappelé que la priorité de l'intersyndicale restait "la réduction du nombre de licenciements".

Mercredi matin, l'intersyndicale FO-CFDT-CGT-CFTC avait lancé un "appel solennel" à Nicolas Sarkozy et aux parlementaires européens pour qu'ils débloquent des fonds européens pour soutenir l'entreprise.

"Je vais sauver le site, je recevrai cette intersyndicale puisqu'ils m'ont appelé au secours (...) et on ne les laissera pas tomber", avait réagi le chef de l'Etat dans une interview sur Europe 1 mercredi matin.

Le Fonds européen d'ajustement à la mondialisation (FEM) dispose d'une réserve provisionnée à hauteur de 500 millions d'euros par an pour "les victimes de licenciements", avait souligné mercredi matin devant la presse Nicolas Benoît, élu CGT au CE.

"En guise d'apaisement, nous avons accepté d'accéder à une demande des organisations syndicales à savoir le paiement des trois jours de grève", avait affirmé dans la matinée le directeur général de Caterpillar, Nicolas Polutnik.

"Mais il y a une contrepartie", avait-il poursuivi: "Que le site soit évacué pour que nous soyons libres de nos mouvements et que la grève soit suspendue pour que nous nous installions dans les négociations".

M. Polutnik avait ajouté qu'il avait "pris la responsabilité de ne pas demander l'intervention des forces de l'ordre", précisant que "seuls une récession des plus sévères" et "un carnet de commandes qui n'a jamais été aussi déprimé" l'avaient "contraint à recourir à un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE)".

Les quatre cadres avaient passé la nuit dans l'entreprise où une cinquantaine de salariés s'étaient relayés pour garder la porte du bureau.

Les employés de Caterpillar réclament une indemnité de départ sur la base de trois mois de salaire par année d'ancienneté, avec un plancher de 30.000 euros, ainsi que la maintien de l'outil de travail.

La direction propose une indemnité fixée à 0,6/mois de salaire, avec un plancher de 10.000 euros.

Le 17 février, la direction de Caterpillar France avait annoncé la suppression de 733 des 2.800 emplois sur les sites d'Echirolles (Isère) et de Grenoble.

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Caterpillar Grenoble : des avancées

caterpillar 1 avril 2009
Après la séquestration de cadres de l'usine Caterpillar de Grenoble,
l'heure est à l'apaisement chez le constructeur d'engins de chantier, et même si les syndicats affirment que les salariés "sont à bout". Les trois jours de grève des salariés, qui protestent contre la suppression de 733 emplois, pourraient être payés par la direction. Une condition tout de même : que les employés grenoblois reprennent le chemin du travail jeudi matin. C'est ce qu'affirme Alain Dejoux, élu CFDT du comité d'entreprise (CE) de l'entreprise, après une première réunion de négociations sur le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE).

La réunion a rassemblé, mercredi après-midi, les quatre cadres séquestrés pendant un peu plus de 24 heures, parmi lesquels le directeur général de Caterpillar, Nicolas Polutnik, ainsi que 14 membres du CE et un médiateur. "La décision de reprise du travail doit être faite individuellement", a indiqué Alain Dejoux, qui n'a pas confirmé la tenue d'une assemblée générale jeudi matin.

Selon le syndicaliste CFDT, l'avancée majeure de la réunion a été l'engagement de la direction de verser aux salariés les aides promises aux entreprises en cas de signature avec l'État d'une convention de chômage partiel. "La demande va être faite et nous avons bon espoir, d'autant que la direction départementale du travail de l'Isère nous soutient et que l'entreprise remplit toutes les conditions requises", a expliqué l'élu syndical. Ces aides pourraient atteindre environ 19 euros bruts par jour et par salarié.

Une nouvelle réunion doit se tenir jeudi après-midi, notamment sur "les primes et indemnités de licenciement", a ajouté l'élu, rappelant que la priorité de l'intersyndicale restait "la réduction du nombre de licenciements".

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31.03.2009

Vidéo sur l'occupation de l'usine de Grenoble

Une vidéo est disponible en cliquant sur le lien suivant: http://www.grenews.com/

bien à vous

Germain

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